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Olivier Faure enfariné lors du 1er mai : et la violence du PS on en parle ?


Vendredi avait lieu le 1er mai, la grande fête des travailleuses et des travailleurs, qui célèbre leurs luttes et leurs conquêtes sociales. Cette année, les syndicalistes revendiquaient en particulier des augmentations salariales pour faire face à l’inflation causée par les guerres impérialistes. Mais comme tous les ans depuis au moins 2015 et la Loi Travail, les socialistes s’y sont fait malmener en raison de leur importante contribution à la destruction des droits des travailleuses et des travailleurs. Et c’est donc un événement parfaitement insignifiant qui a retenu l’attention : le dirigeant du Parti Socialiste Olivier Faure s’est pris un jet de farine de la part d’un manifestant qui lui a crié “casse-toi, sale traître !”. La classe politique et médiatique nous a enjoint à nous émouvoir de cet acte qu’elle a trouvé d’une violence indicible. Pourtant lorsque l’on se rappelle du florilège de violences, elles bien réelles, qu’ont subi les travailleuses et les travailleurs la dernière fois que les socialistes ont été au pouvoir – sans jamais avoir besoin de rendre des comptes, puisque nous vivons dans une “démocratie” où des lois autoritaires peuvent être prises, un manifestant peut être tué, un programme entièrement trahi… sans qu’aucun des responsables ne soit réellement inquiété – ceux-là devraient plutôt s’estimer très heureux que le niveau de conflictualité soit aussi bas.

Le Parti socialiste est l’ennemi des travailleuses et des travailleurs

Visiblement après près d’un siècle de trahisons, les socialistes sont toujours surpris de ne pas être les bienvenus à la fête des travailleuses et des travailleurs. Le Parti Socialiste est si bête qu’il ne comprend toujours pas pourquoi il est honni et se fait huer à chaque manifestation où il se rend. Petit rappel donc. 

Manifestation du 9 avril 2016 à Paris contre la Loi Travail du Parti Socialiste. Crédit : Jules78120, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons

Le Parti socialiste est notamment le parti auteur des Lois de Sécurisation de l’Emploi (2013), de la loi Rebsamen (2015) et de la loi El Khomri dite “Loi Travail” (2016) qui ont eu des conséquences désastreuses pour les travailleuses et les travailleurs en renforçant drastiquement le pouvoir patronal. Cette dernière loi, dans la continuité des précédentes, a en effet donné une primauté aux “accords d’entreprises” vis-à-vis des “accords de branche” et du Code du travail sur tout un ensemble de sujets, ce qui signifie concrètement qu’elle a rendu le rapport de force extrêmement défavorable aux salariés. Elle a aussi créé les “accords de préservation ou de développement de l’emploi” (désormais “contrats de performance collective”) qui, comme l’explique Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, permet à l’entreprise en cas de ralentissement de son activité, “de modifier les contrats de travail en agissant sur la rémunération, la mobilité ou le temps de travail. En cas de refus, le salarié récalcitrant s’expose à un licenciement”. Sans surprise, selon elle, le bilan est celui d’un « usage très abusif de ces contrats de la part des employeurs » qui n’ont plus à « justifier des difficultés économiques de l’entreprise comme c’était le cas auparavant. » 

En prenant la défense de son camarade, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et une des grosses figures du PS, nous a appris que ce parti serait déterminé “à défendre les travailleurs”. On se demande ce qu’en pensent, par exemple, les syndicalistes de Goodyear qui furent condamnés pour l’exemple, en 2014, sous un gouvernement PS, à de la prison ferme pour avoir retenu quelques heures des DRH, afin de les contraindre à négocier. Les DRH en question ayant retiré leur plainte, c’est bien le parquet qui était responsable de la condamnation. L’avocat des salariés l’expliquait : “je ne peux pas croire que le parquet, qui avait réclamé de la prison ferme, ait élaboré son réquisitoire en dehors de tout cadre fixé par le gouvernement. La CGT Goodyear d’Amiens-Nord ne s’y était pas trompée, voyant dans ce jugement une “arme avec laquelle Hollande, Valls, Taubira et l’ensemble du gouvernement ont décidé d’intimider tous les salariés qui se battent pour leurs droits et leurs emplois. Le but est de faire peur aux syndicalistes pour qu’ils cessent de se battre pendant que le gouvernement prépare la suppression de la moitié du Code du travail”. Rappelons que si les bureaucrates socialistes rétorquaient par la pseudo-indépendance de la Justice, le Parquet n’a effectivement rien d’indépendant du pouvoir exécutif, comme le rappelait récemment l’avocate Elsa Marcel : il est soumis directement au ministre de la Justice (à l’époque Christiane Taubira) qui dispose du pouvoir d’adresser des instructions et d’un pouvoir disciplinaire à l’encontre de ses magistrats. C’est pourquoi Guy Thonnat, secrétaire de l’Union locale FO, l’avait résumé ainsi : « Ce n’est pas suite à la plainte des patrons que les syndicalistes de Goodyear ont été traînés en justice. La plainte avait été retirée. C’est suite à une intervention du Parquet, donc de l’État. » et que les syndicalistes de la CGT Goodyear eux-mêmes avaient posé la question : “Dans 99,9% des cas, quand les plaintes sont retirées, les dossiers sont classés sans suite par les Procureurs. Pourquoi dans notre cas maintient-on les poursuites ?”. 
Voilà pour le soutien du PS aux syndicalistes.

Rassemblement de solidarité contre la condamnation des 8 de Goodyear place de la Nation 4 Février 2016 Paris. Crédit : Photothèque Rouge/MILO.

Le Gouvernement PS est aussi celui qui, via son ministre de l’Interieur Bernard Cazeneuve, avait profité de l’émotion suscitée par plusieurs horribles attentats, qu’il avait été incapable d’empêcher, pour renforcer son arsenal repressif, dont toute la gauche sérieuse avait alerté qu’il serait rapidement utilisé contre l’opposition politique, ce qui n’a pas manqué d’arriver. En France, des tas de personnalités politiques de premier plan et des militants ont été convoqués par la police pour s’être opposés au soutien du gouvernement français au génocide commis par Israël contre la population gazaouie. On peut notamment citer : Anasse Kazib dont le procès se tiendra le mois prochain, Mathilde Panot, Rima Hassan, un responsable CGT…  Ces convocations, procès voire pour certains ces condamnations, ont pu être faites sur la base de la loi Cazeneuve, intégrée dans le code pénal en 2014 et passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende. 

Les rares acquis sociaux obtenus sous des gouvernements socialistes sont avant tout le fruit de luttes sociales et pas de la bonne volonté des gouvernements en question. Et pour cause, de nombreux autres acquis sociaux ont été obtenus sous des gouvernements de droite : salaire minimum, accords de Grenelle, droit à l’avortement, RSA, prime d’activité… 

Le Parti Socialiste et la liberté de manifester

Ce n’est sans doute pas agréable de manifester, quand on est membre du Parti Socialiste et que l’on est entourés de gens criant, heureux et en choeur “tout le monde déteste le Parti Socialiste”, ou que l’on reçoit des jets d’oeufs, des insultes, de la peinture, de la farine… C’est toutefois moins désagréable que de recevoir des projectiles de lanceurs de balles “de défense” en pleine figure, de la lacrymo, de se faire tabasser à coup de tonfas ou de mourir parce qu’on a reçu une grenade offensive près de son visage. Bref le quotidien des manifestantes et manifestants depuis le dernier quinquennat PS. En effet, en France, la liberté de manifester est gravement menacée. De toute évidence, elle n’est pas menacée par les manifestantes et les manifestants qui jettent un peu de farine mais par le pouvoir d’Etat et son immense arsenal répressif. Amnesty International alerte régulièrement à ce sujet. Et ces graves atteintes au droit de manifester, par la violence physique, ont bien commencé à prendre une ampleur très importante lors du dernier gouvernement PS. 

Ce fut en particulier le cas lors des protestations contre la Loi Travail en 2016. Une mission civile d’information avait mené une enquête approfondie sur la répression policière qui s’était exercée. Voici ce qu’en disait Reporterre : “Le rapport confirme que l’action de maintien de l’ordre a pris en France un tour très dangereux, qui menace l’intégrité physique de nombreux citoyen(ne)s pacifiques, parfois de mineurs et même d’enfants. L’usage des lanceurs de balles de défense est devenu courant alors qu’il devrait être exceptionnel, voire interdit. Les tirs tendus de grenades se multiplient de manière inacceptable. L’utilisation de policiers en civil non identifiables pour des actions d’interpellation ou de répression est devenue systématique. Le non-respect du droit des journalistes à couvrir sans crainte les événements est devenu habituel. De nombreux indices conduisent de surcroît à penser que le maintien de l’ordre est conduit de façon à exciter les violences, dans l’intention de détourner l’attention de l’opinion publique des questions que posent les manifestant(e)s.” C’est autrement plus grave qu’un jet de de farine.

Graffiti en hommage à Rémi Fraisse, décembre 2014. Crédit : thierry ehrmann, CC BY 2.0 via Wikimedia Commons

Mais la violence physique contre les manifestants a atteint un point paroxystique en 2014 avec la mort d’un manifestant de 21 ans, Rémi Fraisse, tué à la suite d’une intervention de gendarme à Sivens dans le Tarn, ce qui aurait dû, dans un régime démocratique normal, conduire, à minima, à la démission du gouvernement. Il n’en a rien été. Au contraire, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, était allé jusqu’à déclarer : “Ce ne sont pas les attentats qui m’ont fait gagner le respect de mes hommes, mais bien Sivens. » Cette mort était d’autant plus prévisible et évitable qu’elle avait été précédée par des niveaux de violences répressives tout à fait inouïs contre les opposantes et opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes. 

Evidemment, “la violence physique” de l’Etat ne se limite pas à la violence contre les manifestants. Là encore le PS a une responsabilité toute particulière. En février 2017, Bernard Cazeneuve (encore lui), alors Premier ministre de Hollande, a fait voter une loi qui, comme l’explique Le Monde, a “modifié le cadre de la légitime défense des policiers en leur permettant de tirer sur les véhicules en mouvement”. Ce permis de tuer a eu un effet très concret en multipliant par cinq le nombre de tirs mortels de la police. C’est en vertu de cette loi qu’un policier s’est cru autorisé à abattre Nahel M, 17 ans, à Nanterre, en juin 2023.  

Bernard Cazeneuve en 2015. Crédit : Clément Gruin, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Sous Macron, ancien ministre de l’Economie du gouvernement PS de François Hollande, et dont les gouvernements successifs récents se sont maintenus grâce au Parti Socialiste, les violences contre les personnes racisées et les violences contre les manifestants n’ont pas cessé, bien au contraire, on se souvient des Gilets Jaunes et des protestations pour Nahel… Se faire nasser contre un mur puis matraquer, éclater le crâne par la police lorsque l’on manifeste est autrement plus dangereux pour la démocratie (et plus douloureux) que quelques jets de farine envers un le représentant d’un parti détesté. Pourtant, la classe médiatique et politique ne s’en émeut aucunement. 

Le PS a soutenu – et continue de soutenir – le génocide à Gaza

Le Parti Socialiste est un soutien historique d’Israël et de son régime colonial et d’appartheid. Sous François Hollande – aujourd’hui député PS qui prépare sa candidature pour 2027 – cela s’était notamment manifesté par les interdictions de manifestation pour la Palestine (en 2014, Israël s’était déjà illustré par des massacres de civils à Gaza), des interdictions qui posent beaucoup plus sérieusement la question de la liberté de manifester qu’un jet de farine. Depuis octobre 2023 et le début du génocide à Gaza, et malgré quelques circonvolutions, le PS a continué de soutenir Israël. 

Le 10 octobre 2023, les députés socialistes applaudissaient le discours de la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (d’ailleurs ancienne militante PS) promettant “le soutien inconditionnel” à Israël. Le même jour, la candidate PS à la présidentielle de 2022 et ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, s’était empressée d’illuminer la Tour Eiffel aux couleurs d’Israël. 

En février 2024, il fût brièvement question de rendre hommage aux Français tués par Israël à Gaza. Les cadres du PS s’étaient alors précipités sur les plateaux télés pour dire qu’il serait indécent de laisser penser qu’Israël tuant des Français serait aussi grave que le Hamas tuant des Français. François Hollande avait ainsi affirmé : “Ça ne peut pas être le même hommage. Une vie est une vie et une vie est équivalente à une autre. Mais il y a les victimes du terrorisme et les victimes de guerre. » Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud était allé dans le même sens déclarant que l’hommage aux personnes tuées par Israël ne pouvait pas “être le même hommage que pour des victimes du terrorisme, les victimes ne sont pas de même nature ». On se demande bien à quelle nature différente appartiendrait exactement les victimes d’Israël, mais on comprend bien que selon ce ponte du PS il s’agit d’une “nature” qui mérite moins d’égards, moins d’hommage, moins de compassion. Pendant ce temps sur I24News, chaîne de propagande israélienne, le président du groupe PS au Sénat Patrick Kanner se félicitait du fait que les socialistes n’aient pas signé une résolution demandant l’émission d’un mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahu, et qu’il fallait rappeler “qu’il n’y a jamais eu d’Etat de Palestine”. 

En mai 2024, comme le rappelait Simon Rötig, Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et ex-premier secrétaire délégué du PS se déclarait auprès de Radio J “gêné” du fait que l’ancien président américain Joe Biden aurait mis “sur le même plan le Hamas et Israël” (ce qui n’est jamais arrivé mais passons) et qu’il ne souhaitait pas “commenter la procédure” de la Cour pénale internationale qui venait de délivrer des mandats d’arrêt contre les dirigeants israéliens. De leur côté, le député PS Jérôme Guedj et la présidente de la région Occitanie Carole Delga louaient le discours de Sophia Aram qui parlait d’un “brouhaha d’indignations faciles” à propos des dizaines de milliers de morts à Gaza. Précédemment Carole Delga s’était distinguée en demandant “d’interdire toutes les manifestations pro-palestiniennes en France”

En mai 2025 était publié sur le site du Parti socialiste (avant d’être retiré) un texte intitulé “Naissance du Cercle socialiste des ami·e·s d’Israël”. En dépit de tout ce que l’on sait sur l’apartheid israélien, largement documenté, il se demandait : “Comment ne pas être sioniste quand Israël est le seul pays du Moyen-Orient où l’égalité des citoyens, quelle que soit leur religion ou leur origine, est garantie par la loi, qu’ils soient juifs ou non, femmes ou hommes ?” Il affirmait que “soutenir Israël nous semblait une évidence pour tout socialiste (…) Le soutien à Israël ne devrait pas être un sujet partisan. (…) Un Parti socialiste qui ne soutient pas clairement Israël se trahit et perd toute chance de remporter une élection.” (surprenant de la part d’un parti qui a affirmé sans cesse que le soutien à la Palestine ne pouvait être qu’ “électoraliste”). Puis le texte versait dans le négationnisme pur et simple : “Nous, les Amis d’Israël, connaissons les mesures absolument uniques qu’Israël met en place pour limiter les pertes civiles et alléger la souffrance des populations. Israël utilise des bombes ultra-précises capables de frapper un seul étage, émet des avertissements avant certaines attaques et permet aux civils d’évacuer les zones de combat. Ces trois exemples, parmi tant d’autres, vont bien au-delà des exigences du droit international.” 

De nombreux cadres du Parti socialiste ont également participé à criminaliser toute personne exprimant sa préoccupation pour Gaza ou défendant des positions anticolonialistes. Ils ont contribué, aux côtés du pouvoir et de l’extrême droite, à les couvrir de toutes les accusations infâmes mais habituelles : d’apologistes du terrorisme, d’antisémites, de soutiens du Hamas, etc. 

En mai 2024, François Kalfon, député européen PS et membre du Bureau national du PS, demandait sur CNews, la chaîne d’extrême droite du milliardaire Vincent Bolloré, le licenciement de l’humoriste Guillaume Meurice car celui-ci avait fait une blague sur Benjamin Netanyahu. En août 2025, il parlait à propos de celles et ceux qui s’opposent au génocide d’une “gauche Gaza”. 

En mars 2025, de nombreux socialistes de premier plan signaient une tribune initiée par un collectif pro-israélien pour interdire la critique d’Israël en l’assimilant à de l’antisémitisme. La tribune affirmait que “le sionisme, c’est un idéal d’émancipation, un ancrage durable, un barrage à la haine”. On trouvait dans les signataires Anne Hidalgo, l’ex-maire PS de Paris, François Hollande, ancien président de la République et député PS, la sénatrice PS Laurence Rossignol, le député PS Jérôme Guedj et le maire PS de Montpellier Michaël Delafosse. Mais également Bernard Cazeneuve et Manuel Valls, qui furent tous deux premiers ministres de gouvernements PS. 
Cette tribune s’est depuis transformée en un projet de loi – la loi Yadan du nom de la député ultra-pro-israélienne qui l’a portée. François Hollande, ancien président PS, et député PS, fait partie des premiers à avoir « réclamé et signé » cette loi, dénoncée par Amnesty International, qui souhaite criminaliser la critique d’Israël (en plein génocide des Palestiniens).  

En septembre 2025, de nombreux socialistes se mobilisèrent pour que le drapeau israélien soit hissé sur les frontons des mairies le jour de la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France. Ce fût le cas du député PS Jérôme Guedj mais aussi du maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, essentiellement connu dans le débat public pour son combat acharné contre l’installation d’une rôtisserie de poulet dans sa ville qu’il veut gentrifier aussi vite que possible. 

En novembre 2025, après que le PS ait activement défendu le boycott des athlètes russes aux Jeux Olympiques, Olivier Faure avait, en revanche, trouvé parfaitement immonde une action pacifiste qui avait interrompu le concert en France de l’orchestre national israélien qui jouait l’hymne national de cet État génocidaire. Il n’avait pas eu un mot sur le fait que les militants avaient été tabassés puis arrêtés. Tous les apparatchiks du PS avaient dénoncé cette « criminalisation des musiciens » (peu importe que les seuls qui furent mis en garde à vue furent les activistes pacifistes et pas ceux qui les avaient tabassé). Chloé Ridel, porte-parole du Parti Socialiste, avait fait mine d’ignorer que cet orchestre se voulait « ambassadeur culturel ». Toujours du côté des portes-paroles du PS, on apprenait le même mois que l’une d’entre elle – Julie Martinez – travaillait pour Palantir, entreprise d’IA qui apporte un soutien à l’armée israélienne et à son génocide, tout comme à la répression de Trump, notamment contre les activistes pro-palestiniens. 

Les gens que nous avons cités – comme l’ancien président de la République François Hollande, la dernière candidate PS à l’élection présidentielle et ex-maire de la capitale Anne Hidalgo, le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale Boris Vallaud, le maire de Rouen et ex-Premier secrétaire délégué du PS Nicolas Mayer-Rossignol, le président du groupe PS au Sénat Patrick Kanner… – ne sont pas des petits noms obscurs du PS, ils en sont des piliers historiques, très puissants et influents.  Bref, ces gens qui disent aimer le débat démocratique, qui “condamnent la violence” en ne parlant que de celle des autres, ne sont pas moins violents que ceux qui envoient un peu de farine. Ils le sont dix fois plus. 

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Rob Grams
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